Archipel (aventure corporelle et plastique)
6 et 7 novembre à 20h30 au Paradis (galerie verbale) Périgueux. Voir l'affiche pour les informations ici
Corps absorbés-rejetés par un tas de vêtements, tas-relation ente deux corps, vêtements pleins ou vides, corps avides ou dépouilles-mues, abondance et abandon, doutes et réalités subjectives.
Le vêtement constitue la matière première d'Archipel. Métaphore du monde, du corps, de l'intime. Particules d'histoires individuelles, mues du passé, dépouilles des présences. Le vêtement nous apparaît une matière-langage privilégié, une invitation à voir, écouter, penser, rêver, peut-être aussi se (re)connaître.
Créé et interprété par Aline Berger et Joffroy Faure, Archipel questionne leur double pratique de plasticiens et de corps dansants. Au carrefour de l'installation plastique, de la performance et de la danse.
durée: 1 heure environ / regard extérieur: Marc Guiraud

Le projet de création Archipel est né suite à une performance de Joffroy Faure donnée au théâtre Le Royal à Pessac.
Ce moment spectaculaire a nourri l'imaginaire d'Aline Berger alors déjà bien engagé autour d'un travail plastique sur le vêtement comme matière à habiter et à faire danser. [Ce champ d'exploration trouve sa source dans la démarche de l'artiste Aline Ribière, dont l'œuvre plastique est centrée sur le vêtement comme redoublement de la peau et territoire corporel].
Les nombreux échanges entre Joffroy F et Aline B ont permis de dégager des pistes de travail autour des deux imaginaires et de donner naissance à ce projet qui place le vêtement comme rapport au monde au cœur de la création.
Le travail de réflexion et d'élaboration a commencé par un voyage dans la littérature, trouvant les traces de Kenneth White, de Raymond Depardon, de Peter Brook, et dans la pensée de Marc Guiraud sur les questions d'habitation du corps en danse et de la présence spectaculaire.
Puis dans les cartes et dans les noms des 200 archipels de la terre. Des territoires pour rêver, imaginer, explorer et créer un point de vue singulier.
Un regard sur la vie quotidienne a également nourri la réflexion plutôt comme bain dans lequel nous évoluons que comme un film qui passerait devant nos yeux. Ce temps (assez long) correspond à notre temps, celui d'une maturation et pas d'une résolution, celui du questionnement et de l'élaboration pour s'ancrer dans une pensée en acte.

- Un week-end de résidence avec une partie du tas de vêtement Au Jardin d'Alice à Nérigean (33) pour préciser les intuitions premières. Février 2008